Prendre soin : un enjeu économique majeur

Le soin aux personnes âgées et aux enfants reste largement invisible dans la comptabilité nationale. Il n’en constitue pas moins l’un des secteurs déterminants de la décennie.

Prendre soin : un enjeu économique majeur

Le travail de soin partage une caractéristique rare : il est indispensable, massif, et pour une large part non comptabilisé. Le travail domestique et l'aide aux proches n'entrent pas dans le produit intérieur brut ; ils représenteraient pourtant l'équivalent de plusieurs points de PIB s'ils étaient valorisés.

Une demande qui va croître mécaniquement

Le vieillissement démographique n'est pas une hypothèse : les cohortes concernées sont déjà nées. Le nombre de personnes en perte d'autonomie augmentera fortement d'ici 2040, dans des proportions connues avec une précision inhabituelle en économie.

L'offre, elle, n'est pas assurée. Les métiers du soin cumulent salaires bas, pénibilité élevée et faibles perspectives de carrière — une combinaison qui explique des difficultés de recrutement structurelles.

Le coût de la sous-traitance implicite

Ce qui n'est pas financé collectivement est absorbé par les familles, et principalement par les femmes : réduction du temps de travail, interruptions de carrière, pensions amoindries.

Ce transfert n'apparaît nulle part dans les comptes publics. Il produit néanmoins des effets économiques bien réels, simplement déplacés hors du champ de mesure.


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