Par Xavier Delahayes, Senior fellow d’Economixte
En bref
Qui n’a jamais été séduit par un billet d’avion à 29 euros, avant de découvrir, au fil de la réservation, une série de suppléments qui alourdissent la facture ?
C’est pourtant sur ce principe que les compagnies low cost ont bâti une partie de leur succès. En réduisant leurs coûts et en facturant les prestations séparément, elles ont démocratisé le transport aérien. Une promesse commerciale simple : chacun paie selon ses besoins.
1. Combien coûtent les suppléments ?
Chez Ryanair, le choix d’un siège peut coûter plusieurs dizaines d’euros, tout comme l’ajout d’une valise en cabine ou en soute. L’embarquement prioritaire est également payant. Et gare à l’oubli d’enregistrement en ligne : la facture peut atteindre 55 euros à l’aéroport ! Ryanair prévoit aussi, dans certains cas, une commission dont le montant varie selon le moyen de paiement utilisé et le prestataire concerné.
Ces suppléments sont loin d’être anecdotiques : ils représentent près d’un tiers du chiffre d’affaires de Ryanair. De quoi comprendre l’attachement de la compagnie à ce modèle.
2. Jusqu’où peut-on aller ?
La justice autrichienne a remis en cause, au printemps, plusieurs clauses tarifaires, tandis que l’Union européenne a adopté de nouvelles règles pour renforcer la transparence des prix et la protection des passagers.
Le débat n’est pas de condamner le low cost, mais de savoir si un prix d’appel a encore un sens lorsque le voyageur peine à connaître le coût réel de son billet. Car démocratiser l’avion, c’est aussi permettre à chacun de comparer les prix en toute transparence.





